ÉLECTION DE FRANÇOIS MITTERRAND

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Plusieurs fois ministre sous la IVe République, adversaire en son temps du général de Gaulle, battu de justesse en 1974 par Valéry Giscard d'Estaing, le socialiste François Mitterrand est élu à l'Élysée le 10 mai 1981 et permet ainsi à la gauche d'accéder au pouvoir pour la première fois depuis la fondation de la Ve République. Cette alternance politique, confirmée par un raz-de-marée socialiste aux législatives de juin, se traduit, dans les mois qui suivent la constitution du premier gouvernement Mauroy où entrent quatre ministres communistes, par une série de mesures visant à « changer la vie ». En plus des nationalisations et de la décentralisation, de nombreuses lois transforment en profondeur la société française : hausse substantielle des minima sociaux, semaine de 39 heures et cinquième semaine de congés payés, retraite à soixante ans, abolition de la peine de mort, remboursement de l'interruption volontaire de grossesse par la Sécurité sociale, légalisation des radios libres, etc. Toutefois, cet « état de grâce » ne résiste pas longtemps à la conjoncture de crise économique, qui contraint Mitterrand à renoncer, dès l'été de 1982, à une relance d'inspiration keynésienne et au réformisme social au profit d'une politique de rigueur budgétaire.

François Mitterrand, 1981

François Mitterrand, 1981

photographie

François Mitterrand (1916-1996) lors de l'élection présidentielle de mai 1981 qui le portera au pouvoir. 

Crédits : Hulton Getty

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—  Olivier COMPAGNON

Écrit par :

  • : professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine, université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

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Pour citer l’article

Olivier COMPAGNON, « ÉLECTION DE FRANÇOIS MITTERRAND », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/election-de-francois-mitterrand/