HYDE DOUGLAS (1860-1949)

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Il est des hommes qui entretiennent une relation privilégiée avec le terroir où ils sont nés. Tel est bien le cas de Douglas Hyde. Ce fils d'un pasteur anglican, natif du comté de Roscommon en Irlande, fut essentiellement un homme enraciné. Son père se chargea de son éducation. Les longues randonnées à travers la campagne irlandaise et la fréquentation assidue de villageois au rocailleux parler gaélique firent le reste. En 1880, le jeune Hyde entra à l'université de Dublin où il se distingua sans jamais parvenir à s'intégrer totalement. Irlandais autant qu'on pouvait l'être, il supportait difficilement les préjugés coloniaux de Trinity College, le mépris dans lequel on y tenait la vieille langue ancestrale et les coutumes populaires, et le zèle avec lequel on s'efforçait de singer le mode de vie anglais jusque dans ses aspects les plus discutables. Soucieux de lutter contre ce courant d'imitation servile, Douglas Hyde avait adhéré à la Société pour la préservation de la langue irlandaise et participé au lancement du Gaelic Journal. Il avait également publié un recueil de contes où s'exprimait toute la richesse de la tradition orale irlandaise en voie d'extinction. Après un bref séjour au Canada, Douglas Hyde devait se consacrer entièrement au mouvement de renaissance linguistique. Ses Chants d'amour du Connaught publiés en 1893 eurent une profonde influence sur la jeune génération. William Butler Yeats, John Millington Synge, Lady Gregory y puisèrent une bonne part de leur inspiration. Mais Hyde n'était pas seulement un intellectuel, il était aussi un homme d'action. En 1893 il fonda une nouvelle association culturelle, la Ligue gaélique. Son but : préserver et étendre l'usage de la langue irlandaise, remettre en honneur les vieilles coutumes, développer une industrie nationale, refaire en un mot une Irlande irlandaise ouverte à toutes les traditions, catholique et protestante, nationaliste et unioniste, pourvu qu'elles fussent authentiquement irlandaises. Le succès foudroyant de la Lig [...]

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Écrit par :

  • : historien, docteur en droit, docteur honoris causa de la National University of Ireland et de l'Université d'Ulster (Royaume-Uni)

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  • Écrit par 
  • David GREENE, 
  • Pierre JOANNON
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Dans le chapitre « La marche vers l'indépendance »  : […] Écœurée par l'échec du grand rêve de Parnell, la jeune génération se recueille et prête l'oreille à d'autres sirènes. On est en pleine « renaissance irlandaise » : toute une pléiade d'auteurs, comme Standish O'Grady, William Butler Yeats, Lady Gregory , George Russell, James Stephens, récusent l'utilitarisme anglo-saxon et célèbrent les vertus de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/irlande/#i_33592

Pour citer l’article

Pierre JOANNON, « HYDE DOUGLAS - (1860-1949) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/douglas-hyde/