KEATON DIANE (1946- )

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Diane Keaton, de son vrai nom Diane Hall, est née le 5 janvier 1946 à Los Angeles (Californie). Elle prend des leçons d'art dramatique au Santa Ana College en Californie, puis au Neighborhood Playhouse à New York. Elle fait des remplacements dans des pièces durant l'été et, en 1968, reprend le rôle principal de la comédie musicale rock Hair, à Broadway. Puis elle décroche le premier rôle dans la pièce Play it Again Sam ! de Woody Allen, qu'elle reprendra au cinéma en 1972 (Tombe les filles et tais-toi !). Keaton fait ses débuts au cinéma dans Lovers and other Strangers (Lune de miel aux orties, 1970) ; son personnage, une jeune femme naïve qui demande le divorce parce que les cheveux de son mari ne sentent plus le raisin, l'impose dans un style comique qui nourrira toute la première partie de sa carrière.

Au cours des années 1970, même si elle joue dans les films sur la Mafia que sont The Godfather (Le Parrain, 1972) et The Godfather, Part II (Le Parrain II, 1974) de Francis Ford Coppola, on la voit surtout dans les comédies de Woody Allen, dont Sleeper (Woody et les robots, 1973), Love and Death (Guerre et amour, 1975), Interiors (Intérieurs, 1978) et Manhattan (1979).

Guerre et amour, W. Allen

Photographie : Guerre et amour, W. Allen

Woody Allen et Diane Keaton dans Guerre et amour, film écrit et réalisé par Woody Allen en 1974. 

Crédits : Ernst Haas/ MoviePix/ Getty Images

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L'année 1977 marque le grand tournant de sa carrière : en deux films, elle accède non seulement au rang de star, mais elle renouvelle aussi son image tout en consolidant l'ancienne. Annie Hall de Woody Allen – couronné par l'oscar du meilleur film, de la meilleure actrice et du meilleur réalisateur – lui propose sans doute son rôle le plus célèbre et porte son image de « foldingue » à son paroxysme. Inspiré de la vie réelle du couple Allen-Keaton, ce film est la chronique de la transformation d'Annie qui évolue d'une gaucherie timide vers une assurance assumée. C'est, à plusieurs égards, un portrait autobiographique de l'actrice qui, la même année, se tourne vers le drame en jouant dans le sombre et violent Looking for Mr. Goodbar (À la Recherche de M. Goodbar), de Richard Brooks. Elle continue sur cette voie en interprétant la journaliste Louise Bryant dans Reds (1981) de Warren Beatty, qui lui vaut une nouvelle nomination aux oscars.

Son succès ne se dément pas par la suite, avec des films aussi différents que Shoot the Moon (1982), The Little Drummer Girl (La Petite Fille au tambour, 1984), Crimes of Heart (Crimes du cœur, 1986) et le populaire Baby Boom (1987). Dans les années 1990, elle brille de son charme très féminin dans plusieurs films, dont The Godfather, Part III (Le Parrain III, 1990), Father of the Bride (Le Père de la mariée, 1991) et Manhattan Murder Mystery (Meurtre mystérieux à Manhattan, 1993). Si les films dans lesquels elle se produit sont de qualité inégale, elle n’en marque pas moins de son talent The First Wives Club (Le Club des ex, 1996), Something's Gotta Give (Tout peut arriver, 2003) avec Jack Nicholson, The Family Stone (Esprit de famille, 2005) ou Morning Glory (2010). Diane Keaton a également réalisé plusieurs films, parmi lesquels Heaven (1987) et Hanging Up (Raccroche, 2000).

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ALLEN WOODY (1935- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
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  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le matériau autobiographique »  : […] Depuis Annie Hall (1977), l'autobiographie (par le biais, ici, du couple qu'il forme avec l'actrice Diane Keaton) devient un matériau privilégié de création  : elle alimente l'œuvre en même temps que celle-ci réinvente Woody Allen, le personnage comme le cinéaste. C'est encore le cas d'une œuvre plus tardive, Maris et femmes ( Husbands and Wives , 1992), où les personnages qu'il interprète ave […] Lire la suite

Pour citer l’article

« KEATON DIANE (1946- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/diane-keaton/