DÉCOUVERTE DU NEUTRINO MUONIQUE

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Les physiciens américains Jack Steinberger (né en 1921), Leon Lederman (né en 1922) et Mel Schwartz (1932-2006) montrent en 1962 qu'il existe au moins deux sortes de neutrinos, l'un attaché à l'électron, l'autre au muon. L'expérience utilise le synchrotron du Laboratoire national de Brookhaven (île de Long Island, près de New York). Les collisions sur des noyaux cibles des protons qui y sont accélérés produisent des faisceaux secondaires de mésons π chargés. Or ces mésons se désintègrent en muons et neutrinos. En observant les interactions subséquentes de ces neutrinos dans une chambre à étincelles, les physiciens observent une longue trace rectiligne sur chacune des photographies des rares interactions de neutrinos avec le dispositif de détection, caractéristique des muons qui sont les particules chargées interagissant le moins avec la matière. Les neutrinos produits lors de la désintégration des mésons π sont donc fort différents de ceux qui accompagnent les désintégrations bêta. Le prix Nobel de physique récompensera cette découverte en 1988. On découvrira plus tard qu'il existe un troisième type de neutrinos, le neutrino tau.

—  Bernard PIRE

Écrit par :

  • : directeur de recherche au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau

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Pour citer l’article

Bernard PIRE, « DÉCOUVERTE DU NEUTRINO MUONIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/decouverte-du-neutrino-muonique/