DÉCOUVERTE DES PLUS ANCIENS HOMMES MODERNES : HOMO SAPIENS SAPIENS

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La grotte de Qafzeh en Israël, située à moins de trois kilomètres au sud de la ville de Nazareth, fouillée à partir de 1933 par René Neuville (alors consul de France à Jérusalem), permit la découverte, dès l'année suivante, des premiers crânes humains appartenant à cinq sujets (adultes et enfants) dans des niveaux très anciens datés du Moustérien. Ces fouilles, interrompues durant la Seconde Guerre mondiale et le conflit israélo-arabe, ne furent reconduites qu'en 1965 par Bernard Vandermeersch et poursuivies jusqu'en 1979 : elles aboutirent à la découverte de plus d'une vingtaine d'individus dont quatre au moins provenaient d'inhumations volontaires. Ces sépultures, qui sont les plus anciennes connues, comprennent en particulier une sépulture double – une femme et son enfant – ainsi que celle d'un adolescent auprès duquel on avait déposé un bois de cervidé. Ces hommes font partie, avec ceux du gisement de Skhül, également en Israël, des toutes premières populations d'hommes modernes (Homo sapiens sapiens) datées de près de 100 000 ans. Ils préfigurent par de nombreux traits morphologiques les hommes de Cro-Magnon européens dont ils sont sans doute les ancêtres lointains.

—  Herbert THOMAS

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Herbert THOMAS, « DÉCOUVERTE DES PLUS ANCIENS HOMMES MODERNES : HOMO SAPIENS SAPIENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/decouverte-des-plus-anciens-hommes-modernes-homo-sapiens-sapiens/