DÉCOUVERTE DE NEPTUNE

Alexis Bouvard, astronome à l'Observatoire de Paris, remarque au début du xix e siècle des irrégularités dans le mouvement d'Uranus, découvert en 1781 par William Herschel. Grâce en particulier à François Arago, l'idée que ce mouvement peut être perturbé par une autre planète inconnue se fait jour. Indépendamment l'un de l'autre, le Britannique John Couch Adams et le Français Urbain Jean Joseph Le Verrier vont calculer la position de ce corps avec une précision suffisante pour qu'on puisse espérer le découvrir. La prédiction d'Adams ne suscitera guère d'intérêt en Angleterre. En revanche, Le Verrier envoie le 18 septembre 1846 les résultats de ses calculs à son collègue de l'Observatoire de Berlin, Johann Gottfried Galle. Avec l'aide de Heinrich Louis d'Arrest, Galle découvre, le jour même de la réception de la lettre de Le Verrier, le 23 septembre 1846, la nouvelle planète, qui sera nommée Neptune. L'essentiel de nos connaissances sur le système de Neptune provient des observations effectuées en 1989 par la sonde spatiale Voyager-2, qui a dévoilé les détails du disque de la planète géante et de son système complexe d'anneaux, et révélé six nouveaux satellites en plus de Triton et de Néréide, deux gros objets découverts depuis le sol. Triton, découvert par William Lassel le 10 octobre 1846, dix-sept jours seulement après la découverte de la planète elle-même, aurait été capturé par Neptune, alors que la lointaine planète Pluton est peut-être un ancien satellite de Neptune.

— James LEQUEUX

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James LEQUEUX, « DÉCOUVERTE DE NEPTUNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL :

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