DÉBUTS DE LA TÉLÉDÉTECTION SPATIALE

Le 23 juillet 1972, le lancement du satellite ERTS-1 (Earth Resources Technology Satellite) marque les débuts de la télédétection spatiale. Cet engin américain, renommé plus tard Landsat-1 (Land Satellite), est le premier (d'une longue série) destiné à l'observation civile de la Terre et de ses ressources naturelles.

Sa masse était de 895 kilogrammes, son orbite subpolaire se situait à 917 kilomètres d'altitude. Tous les 18 jours, le satellite repassait au-dessus du même point.

La taille des images obtenues était de 185 × 185 km avec une résolution au sol de 40 à 80 mètres. Landsat-1 était équipé d'un scanner multispectral (MSS, Multi-Spectral Scanner) couvrant quatre bandes de longueurs d'onde (0,5-0,6 μm ; 0,6-0,7 μm ; 0,7-0,8 μm ; 0,8-1,1 μm) et du système RBV (Return Beam Vidicon) couvrant le spectre de 0,5 à 0,75 micromètre. Cette technique de photographie dite « multibande » (prise simultanée de clichés dans différentes gammes de longueurs d'onde, chacune étant sélectionnée pour souligner certains aspects du paysage) présente un grand intérêt dans des domaines aussi variés que la cartographie, l'agriculture, la sylviculture, la géologie, l'océanologie, l'hydrologie, etc.

Landsat-1 a fonctionné cinq ans et demi, mais la relève avait été prévue dès 1975 et le programme se poursuit avec Landsat-8, lancé le 11 février 2013. Le succès de cette entreprise a notamment inspiré la réalisation du programme français SPOT (Satellite probatoire d'observation de la Terre, rebaptisé en 1982 satellite pour l’observation de la Terre), dont le premier satellite a été lancé le 22 février 1986, et du programme européen ERS (European Remote-Sensing Satellite).

—  E.U.

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Écrit par

  • Universalis

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Universalis, « DÉBUTS DE LA TÉLÉDÉTECTION SPATIALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL :

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