DAVISSON CLINTON JOSEPH (1881-1958)

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Clinton Joseph Davisson est né le 22 octobre 1881 à Bloomington, dans l'Illinois (États-Unis). Fils d'un artisan, il obtient une bourse pour poursuivre ses études à l'université de Chicago en 1902, mais, faute d'argent, doit retourner un an plus tard à Bloomington pour y travailler pour une compagnie de téléphone. Robert Millikan, qui l'avait remarqué à Chicago, lui obtient alors un poste d'assistant physicien à l'université Purdue puis à Princeton (New Jersey), où, sous la direction d'Owen Richardson, il prépara une thèse sur la thermoémission d'ions positifs par des sels alcalins, soutenue en 1911. La même année, il épousa Charlotte Richardson, la sœur de son directeur de thèse.

Assistant au département de physique de l'Institut de technologie Carnegie à Pittsburgh (Pennsylvanie) de 1911 à 1917, il participa à l'effort militaire américain dans le cadre des laboratoires de la compagnie Western Electric de New York (les futurs fameux laboratoires de la compagnie Bell Telephone). C'est dans ces laboratoires qu'il fit, de 1919 à 1929, la série d'expériences qui l'amenèrent à prouver la nature ondulatoire de la matière, propriété fondamentale de la physique quantique. En 1927, avec son collaborateur Lester H. Germer, il détecta, grâce à un dispositif appelé chambre de Faraday, la figure de diffraction d'un faisceau d'électrons ayant heurté la surface d'un cristal de nickel. Les électrons se révélèrent ainsi être simultanément particules et ondes, comme l'avait supposé Louis de Broglie quelques années auparavant. Quatre mois plus tard et de façon complètement indépendante, le physicien britannique George Thomson, à Aberdeen, arrivait à la même conclusion ; Davisson et Thomson se partagèrent le prix Nobel de physique en 1937 pour ces expériences historiques. Les travaux subséquents de Davisson furent plus appliqués, en particulier dans le domaine de l'optique électronique et de la diffusion des électrons lents sur les métaux. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il contribua aux progrès de l'électronique et de la physique des cristaux.

Retraité de la compagnie Bell en 1946, Davisson fut ensuite associé pendant trois ans à l'université de Charlottesville, en Virginie. Clinton Joseph Davisson est mort le 1er février 1958 à Charlottesville.

—  Bernard PIRE

Écrit par :

  • : directeur de recherche au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau

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PARTICULES ÉLÉMENTAIRES - Fermions

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  • Jean-Eudes AUGUSTIN, 
  • Michel PATY, 
  • Bernard PIRE
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Dans le chapitre « L'électron quantique »  : […] En 1927, les physiciens américains Clinton Davisson et Lester Germer détectent la diffraction des électrons par un cristal de nickel. Cette découverte fut quelque peu accidentelle : à la suite d'une fausse manœuvre, ils avaient pollué un échantillon de nickel sur lequel ils étudiaient sous vide la diffusion des électrons. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/particules-elementaires-fermions/#i_97867

Pour citer l’article

Bernard PIRE, « DAVISSON CLINTON JOSEPH - (1881-1958) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 décembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/clinton-joseph-davisson/