CHANGE, notion de

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Le Système monétaire international (S.M.I.)

Chaque régime de change s'inscrit dans le cadre plus large du S.M.I., qui organise les relations monétaires internationales, sur la base d'un ensemble d'institutions, de règles et d'accords internationaux. Ainsi, en 1944, la conférence de Bretton Woods constate l'impossibilité d'un retour à l'étalon-or et instaure un système de change fixe au niveau mondial, dont le dollar constitue la monnaie-pivot. L'effondrement du système de Bretton Woods, en 1973, a fait basculer le S.M.I. vers les changes flottants.

Depuis lors, la volatilité excessive et les distorsions durables des taux de change ont conduit certains pays à chercher plus de stabilité monétaire (telle était notamment la motivation du système monétaire européen en 1979). D'autres ont opté pour des systèmes de change plus ou moins fixes par rapport au dollar. La plupart d'entre eux ont pourtant dû abandonner ces systèmes d'ancrage, à la suite d’attaques spéculatives obligeant les banques centrales à épuiser leurs réserves de change et à revenir à un flottement de leur monnaie (crise mexicaine de 1994, crise asiatique de 1997, crise argentine de 2001).

Finalement, le S.M.I. apparaît plutôt, après 1973, comme un non-système dans lequel coexistent toutes les formes de régimes de change, mais également comme un système monétaire multipolaire, avec des zones définies par rapport à une monnaie de référence. Deux monnaies jouent ce rôle : le dollar et l'euro, qui compte parmi les monnaies de réserve des banques centrales sans pour autant s'imposer comme monnaie de transaction internationale. Par ailleurs la Chine met en œuvre depuis la fin des années 2000 une politique qui conduira à l’internationalisation du yuan.

Malgré l’absence d’accords de coordination internationale de grande ampleur similaires aux accords de Bretton Woods, la crise des subprimes (crise de liquidité sur le marché interbancaire à partir de l’été de 2007 et crise bancaire après septembre 2008) a poussé les banques centrales des grandes places financières à [...]


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Écrit par :

  • : docteur en économie, attaché temporaire d'enseignement et de recherche au Centre d'économie de la Sorbonne, université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne
  • : adjointe au chef du pôle d'analyse économique du secteur financier, direction générale du Trésor et de la Politique économique, ministère de l'Économie, chercheuse associée au G.A.T.E.-C.N.R.S., université de Lyon-II-Lumière

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Pour citer l’article

Marc POURROY, Séverine VANDELANOITE, « CHANGE, notion de », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/change-notion-de/