CABALETTA

Le terme cabaletta (peut-être dérivé de l'italien cobola, « couplet » ; on trouve parfois cabbaletta) désigne originellement une aria d'opéra brève, au rythme vif et simple. Plus tard, il désignera la conclusion rapide d'une aria à reprises. « Le belle immagini », chanté par Pâris à la fin de l'acte II du dramma per musica Paride ed Elena (1770) de Christoph Willibald von Gluck, illustre la première définition. Dans l'opéra italien du xixe siècle, la cabaletta désigne soit une aria brève au rythme rapide comportant des sections à reprises (les exemples abondent dans les opéras de Rossini, comme « Io sono docile » du Barbier de Séville, 1816, ou encore « Non più mesta » de La Cenerentola, 1817), soit la conclusion brillante d'une aria en deux parties qui varie à la réexposition, comme on en trouve chez Bellini (« Ah ! non giunge » de La sonnambula, 1831, « Si, fino all'ore estreme » de Norma, 1831), Donizetti (« Quando rapito in estasi » de Lucia di Lammermoor, 1835) et Verdi. De ce dernier compositeur, on mentionnera notamment « Sempre libera degg'io », avec lequel Violetta clôt l'acte I de La Traviata (1853), réexposition de l'andantino « Ah, fors'è lui che l'anima », et « Di quella pira » dans Il trovatore (1853). Au xxe siècle, un exemple célèbre de cabaletta est constitué par la conclusion de l'acte I de l'opéra The Rake's Progress de Stravinski (1951), chantée par Anne Trulove, « I go, I go to him », seconde partie de l'aria « Quietly, night ».

—  Universalis

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Pour citer l’article

« CABALETTA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cabaletta/