BANQUES ISLAMIQUES

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Les banques islamiques n'ont cessé d'intriguer les financiers internationaux, car elles respectent à la lettre ce qu'interdit l'islam sous le terme générique de riba, à savoir la combinaison de trois éléments : l'engagement à terme, la condition aléatoire et la rémunération prédéterminée du capital, combinaison que le mot « intérêt » ne traduit qu'imparfaitement.

Les banques et établissements islamiques pratiquent de nombreuses formes d'exercices, toutes consignées dans le droit (fiqh) islamique qui régit la vie des hommes dans tous les domaines. Si les banques n'ont pas le droit de percevoir des intérêts, elles fonctionnent sur le principe d'un système associatif : elles participent avec leurs déposants dans des projets et s'engagent à partager avec eux les risques de financement. En vertu des principes de l'islam, la rémunération des prêts d'argent n'est autorisée que sur les bénéfices que le prêt génère et dans une proportion équitable entre l'apporteur de capitaux et l'apporteur de travail. S'il n'y a pas de bénéfices, sans faute du débiteur, par exemple du fait de la survenance d'un aléa (gharar), les conséquences de cet aléa ne doivent pas être supportées par le débiteur seul mais par l'ensemble des parties au contrat. Dans tous les cas, la rémunération ne peut être prédéterminée, par référence au capital prêté ; elle ne peut être qu'un pourcentage, convenu d'avance, sur le résultat qui apparaîtra en fin d'opération.

Les banques islamiques interviennent en tant que partenaire. Leurs opérations à long terme s'inspirent de la Moucharaka, c'est-à-dire la participation, laquelle est de deux natures : la participation simple et la participation dégressive.

Dans le premier cas, une opération est réalisée par des partenaires qui la financent et partagent, dans les mêmes proportions que le pourcentage de leur financement, les fruits qui en sont générés. La participation dégressive est celle dans laquelle un promoteur voit un financier participer avec un pourcentage afin que celui-ci puisse récupérer son capital et diminuer progressivement sa part dans le projet.

Les ban [...]


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  • Écrit par 
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  • Laurence LOUËR
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Dans le chapitre « Évolutions socio-économiques »  : […] Avant la découverte du pétrole, l'économie du Bahreïn reposait principalement sur le commerce des perles et l'agriculture, rendue possible par l'existence de nombreuses sources d'eau douce, aujourd'hui presque épuisées. L'économie perlière a périclité avec l'introduction sur le marché de la perle de culture japonaise, trois fois moins chère que la perle locale. Le développement de l'industrie pé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bahrein/#i_93342

Pour citer l’article

Marie-France BAUD-BABIC, « BANQUES ISLAMIQUES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/banques-islamiques/