GÖNCZ ÁRPÁD (1922-2015)

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Écrivain, traducteur et dissident politique, Árpád Göncz fut le premier président de la Hongrie postcommuniste de 1990 à 2000. Il avait été condamné pour trahison à la suite de l’insurrection hongroise de 1956.

Arpád Göncz

Arpád Göncz

photographie

Aussi populaire dans son pays que Václav Havel en République tchèque, l’ancien président hongrois Arpád Göncz salue la foule à Budapest, le 10 février 2012, le jour de ses quatre-vingt-dix ans. 

Crédits : L. Balogh/ Reuters/ Corbis

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Né le 10 février 1922 à Budapest, Árpád Göncz travaille d’abord dans la banque, puis il poursuit des études à l’université Péter-Pázmány pour devenir avocat. Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’enrôle dans l’armée, en février 1944, mais il déserte rapidement après l’invasion de la Hongrie par les Allemands et rejoint la résistance clandestine antinazie. Après la fin du conflit, il exerce divers emplois et fait ses débuts en politique en 1945 au Parti indépendant des petits propriétaires, pour lequel il publie l’hebdomadaire Nemzedék (« Génération ») pendant trois ans. En 1951, il obtient un poste d’ingénieur agronome et commence l’année suivante des études dans ce domaine, qu’il ne peut mener à bien. Pendant la révolution hongroise de 1956, il est actif au sein du Parti des paysans ; il est arrêté en mai 1957 et est condamné pour avoir fait passer à l’étranger des manuscrits de dissidents, en particulier d’István Bibó et du président du Conseil Imre Nagy. Condamné à la prison à vie, il est libéré lors d’une amnistie générale en 1963.

Pendant sa détention, il apprend l’anglais en autodidacte et, après sa libération, gagne sa vie en traduisant des romans de langue anglaise d’auteurs tels que William Faulkner, E. L. Doctorow, Ernest Hemingway ou Tolkien. Il publie également des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre en hongrois dont il est l’auteur et occupe en 1989-1990 le poste de président de l’Union des écrivains hongrois. De retour en politique, il est cofondateur en 1988 de l’Alliance des démocrates libres et est choisi, le 2 mai 1990, par le Parlement nouvellement élu, pour remplir la fonction essentiellement honorifique de président de la République à titre provisoire. Il est confirmé à ce poste le 3 août, toujours par le Parlement, après l’échec d’un référendum sur le mode de désignation du chef de l’État organisé à la demande de l’ex-Parti communiste. Très apprécié des Hongrois, « Oncle Arpi », dont le passé est exempt de toute compromission avec le régime communiste, remporte sans difficulté un second mandat de cinq ans en 1995.

Bien que sa charge fût dénuée de pouvoir direct, on crédite Árpád Göncz d’un rôle d’apaisement lors de la transition démocratique houleuse du pays et de l’amélioration des relations avec l’Ouest. Il est mort le 6 octobre 2015 à Budapest.

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Dans le chapitre « Les sirènes du populisme »  : […] Affaibli par la révélation qu'il avait travaillé pour les services secrets communistes entre 1977 et 1982, en désaccord profond avec son ministre de l'Économie membre influent de l'Alliance des démocrates, Péter Medgyessy démissionne en août 2004, la direction du gouvernement étant alors confiée à Ferenc Gyurcsany. Le malaise lié aux divulgations concernant le passé de nombreux dirigeants s'est e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hongrie/#i_12510

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. 100, le référendum est annulé. Le chef de l'État doit donc être élu par le Parlement. Le 3 août, Arpad Göncz, soixante-huit ans, président de la République par intérim depuis le 2 mai, est confirmé dans son poste par le Parlement, où il obtient deux cent quatre-vingt-quinze voix contre treize [...] Lire la suite

Pour citer l’article

« GÖNCZ ÁRPÁD - (1922-2015) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/arpad-goncz/