ĀNDHRA PRADESH

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

C'est au cœur de l'actuel Mahārāshtra, qui n'était certainement pas alors aussi aryanisé que maintenant, qu'apparaît, au ~ ier siècle, la dynastie des Sātakani, ou Shātavāhana (« fils du cheval » en mounda ?), ou Āndhrabhritya (« serviteurs des Āndhra »), ou simplement Āndhra, nom du peuple dravidien parlant telugu. Aussi bien, de leur capitale Pratisthana (moderne Paithan), sur la haute Godāvāri, ils semblent avoir régné sur le pays āndhra actuel, où apparaît alors l'art bouddhique d'Amaravati. Mais leur pouvoir s'étendait également sur le Karnataka, avec la ville de Vijavanti (moderne Vanavasi), le Konkan et le Gujerāt.

Inde : carte administrative

Inde : carte administrative

Carte

Carte administrative de l'Inde. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher l'atlas

L'activité militaire des Āndhra est tournée essentiellement vers le Nord, où ils prennent la relève des Shunga dans la lutte contre les envahisseurs saka (Scythes), qui accentuent leur pression sur l'Inde centrale, notamment à partir de 78, date qui marque le départ de l'ère dite des Saka, officielle de nos jours en Inde.

L'empire des Āndhra résiste au ier siècle, décline au iie et disparaît au iiie (225 env.). Une nouvelle dynastie leur succède dans le Deccan central (Vidarbha), celle des Vakataka, qui aux ive et ve siècles étend son influence tantôt au nord vers le Malwa, tantôt au sud vers le Karnataka. Deux dynasties locales se réclameront de l'ascendance des Āndhra : dans le nord du Karnataka, à Vanavasi (ex-Vijayanti), les Chutu ou Chutukula, détrônés dès la fin du iie siècle par les Kadamba, qui y règnent jusqu'à la conquête chalukya (vie s.) ; et à Vijayapuri (moderne Nagarjunikonda), sur les deltas de la Krishna et de la Godāvāri, ou royaume de Vengi, les Ikshavaku et les Shalankayana, qui maintiennent la tradition des Shriparvatiya Āndhra jusqu'au vie siècle, date où ils seront remplacés par les Chalukya « orientaux » (viie-xiiie s.).

Dans l'arrière-pays āndhra, ou Telingana, apparaissent au xie siècle les Kakatiya de Manamkonda (près de Warangal) et, plus tard, le royaume reddi des Kapaya Nayaka de Kondavidu, sur le littoral. Les seconds supplantent les premi [...]



1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  ANDHRA PRADESH  » est également traité dans :

TELUGU ou TELOUGOU

  • Écrit par 
  • François GROS
  •  • 2 475 mots

Le telugu (ou télougou), la plus importante des langues dravidiennes par le nombre de ses locuteurs, occupe dans l' Union indienne la deuxième place après le hindi. Langue officielle de l'État d' Āndhra Pradesh depuis 1965, la norme parlée moderne est celle des districts côtiers, plus prestigieux. Une production littéraire continue depuis le xi e siècle illustre l'aphorisme local : le telugu est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/telugu-telougou/#i_28686

HYDERĀBĀD, Union indienne

  • Écrit par 
  • François DURAND-DASTÈS
  •  • 321 mots
  •  • 1 média

Ville de l'Inde, la sixième par sa population (3 637 400 hab. au recensement de 2001). Située dans le centre-est de la péninsule, sur les grands plateaux gneissiques du Deccan, elle est la capitale de l'État d'Āndhra Pradesh. Fondée en 1589 par l'un des souverains de Golconde, puissant royaume musulman de l'Inde du Sud, Hyderābād doit sa fortune à son rôle de capitale de cet État. Le nizẓām de Hyd […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hyderabad-union-indienne/#i_28686

Pour citer l’article

François DURAND-DASTÈS, « ĀNDHRA PRADESH », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/andhra-pradesh/