TOLSTOÏ ALEXEÏ NIKOLAÏEVITCH (1883-1945)

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De famille noble, lointainement apparenté aux deux autres Tolstoï des lettres russes (Alexeï Konstantinovitch et Lev Nikolaïevitch, le « grand » Tolstoï), Alexis Nikolaïevitch Tolstoï est déjà un nouvelliste connu au moment de la Première Guerre mondiale. Émigré à Paris, puis à Berlin (1918), il écrit alors L'Enfance de Nikita (1920-1922), nouvelles autobiographiques, et Les Sœurs (1922), qui deviendront le premier volet du Chemin des tourments, trilogie romanesque sur le destin de l'intelligentsia pendant la révolution. Revenu en U.R.S.S. en 1923, il ramène le manuscrit d'Aelita, un des premiers romans soviétiques de science-fiction, que suivra, en 1927, L'Hyperbole de l'ingénieur Garine. La même année, il publie la deuxième partie du Chemin des tourments (L'Année dix-huit), dont la fin (Un matin brumeux) sortira en 1940. Intéressé par la personnalité de Pierre le Grand dès l'époque de l'émigration (Une journée de Pierre, 1918), Alexeï Tolstoï lui consacre deux pièces (L'Estrapade en 1929, Pierre Ier en 1934), un scénario de film (pour le metteur en scène Vladimir Petrov), et met en chantier un grand roman historique, apologie de moins en moins voilée de l'absolutisme et de l'expansionnisme russe. Le livre I de Pierre Ier est publié en 1930, le livre II en 1934 ; le livre III reste inachevé. Dix ans après sa mort, ses confrères reprocheront à ce romancier, trop sensible au vent qui souffle, vedette de la littérature des années trente, d'avoir été, notamment dans Le Pain (1937), un zélateur de Staline. Il faut au moins lui reconnaître un métier et un sens de la langue assez exceptionnels.

—  Jean CATHALA

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Pour citer l’article

Jean CATHALA, « TOLSTOÏ ALEXEÏ NIKOLAÏEVITCH - (1883-1945) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexei-nikolaievitch-tolstoi/