ABCÈS DU CERVEAU

Collection suppurée au sein du parenchyme cérébral. La propagation du germe en cause dans un abcès du cerveau — habituellement un pyogène banal — se fait, soit par contiguïté (otomastoïdite, sinusite), soit par voie sanguine (métastase suppurée d'un autre foyer infectieux, bronchique ou endocardique notamment) ; on peut citer également les abcès posttraumatiques. L'abcès cérébral évolue en quatre à huit semaines ; il passe par un stade préalable d'encéphalite présuppurative, où un traitement antibiotique adapté et en doses massives peut amener à lui seul la guérison ; puis il se collecte et s'encapsule dans une coque fibreuse. Ce phénomène est responsable du caractère assez banal de la symptomatologie, avec tableau d'hypertension intracrânienne souvent discret. À ce stade, seule l'intervention neurochirurgicale guidée par l'exploration neuroradiologique est de mise. Le pronostic, imprévisible, dépend surtout de la localisation, de la taille de la lésion, enfin de la précocité du traitement. En cas de guérison, les séquelles, notamment épileptiques, restent fréquentes (plus de 50 p. 100 des cas).

—  François BOURNÉRIAS

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François BOURNÉRIAS, « ABCÈS DU CERVEAU », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/abces-du-cerveau/