Dans l'épigraphie gallo-romaine, le nom du Jupiter gaulois apparaît sous la forme de Taranis ou Taranus, complétée par des anthroponymes théophores : Taranutius et Taranucnos (« né de Taranis »). La forme la plus ancienne est le datif gaulois taranoou dans une inscription d'Orgon (Bouches-du-Rhône). Ce nom correspond à celui du « tonnerre » dans les langues néo-celtiques (irlandais torann, gallois et breton tarann). On ne connaît aucun mythe à ce sujet et il ne serait pas impossible que le nom gaulois soit la traduction ou l'adaptation de celui du Jupiter tonans des Romains. Mais la correspondance celtique insulaire et continentale est assez nette pour qu'on fasse de Taranis l'équivalent gaulois du Dagda irlandais dans sa fonction de maître des éléments et de toute la manifestation.
L'iconographie gallo-romaine représente constamment Jupiter muni d'une roue ou de spirales associées au foudre. Roue et spirales sont volontiers qualifiées de « solaires » par les érudits modernes mais ce sont en fait des symboles cosmiques. Le symbolisme de la roue est expliqué par un avatar du Dagda, le druide Mog Ruith (« Serviteur de la Roue ») : sera ave […]
