Commis à la Compagnie des téléphones, puis rédacteur aux P.T.T. en 1920, René Belin est secrétaire du syndicat C.G.T. des postiers de la région lyonnaise en 1926. Devenu secrétaire de la Fédération nationale des P.T.T., il est révoqué pour fait de grève (1930). Il accède en 1933 au bureau national de la C.G.T., aux côtés de Léon Jouhaux, comme secrétaire permanent. Après la réunification syndicale de 1935 et face à la poussée communiste au sein de la Confédération, Belin regroupe des militants « ex-confédérés » autour de la revue Syndicats à laquelle il donne pour but « la résistance à la colonisation communiste » : Jouhaux ne le désapprouve pas et préfère jouer un rôle d'arbitre entre les deux tendances.
En septembre 1938, Belin se rallie à la politique de Daladier lors de la crise de Munich. Son pacifisme l'entraîne à soutenir la politique de révision des traités de Versailles. Au Congrès confédéral de Nantes de novembre 1938, il regroupe un tiers des mandats sur un texte pacifiste et violemment anticommuniste.
Après la signature du pacte germano-soviétique, Belin triomphe et obtient sans peine l'exclusion des communistes de la C.G.T. Mais pour lui, la déf […]
