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QUAKERS

Peu nombreux – deux cent vingt mille environ dans le monde, dont cent vingt mille en Amérique du Nord et moins de vingt-cinq mille en Europe –, les quakers sont néanmoins très connus. L'aide matérielle qu'ils ont apportée aux victimes des deux dernières guerres mondiales a beaucoup fait pour leur réputation. Pourtant la Société des Amis, nom officiel des quakers, n'est pas une société philanthropique, mais un groupement religieux. Par sa structure, elle se rapproche de la secte. Par le contenu de ses croyances et de ses pratiques, elle appartient à l'aile mystique du protestantisme, au « spiritualisme » (E. Troeltsch). Elle a poussé à l'extrême le dépouillement de l'expression cultuelle dans la ligne de la Réforme radicale.

1.  Les principes

Les quakers croient à la présence en chaque homme d'une « semence ou d'une lumière divine » qu'il doit retrouver dans la méditation silencieuse. Le culte est donc chez eux, en principe, entièrement spontané. Les exhortations que chacun des participants est libre de faire doivent être le fruit de la communion réussie avec la Lumière d'en-haut, dans le silence. Le même Esprit qui a inspiré la Bible peut inspirer tous les croyants. Les quakers ne connaissent pas d'autre canal à la grâce divine que celui de cette inspiration directe. Aussi rejettent-ils tous les sacrements, même le baptême et la Cène. Chaque acte du chrétien doit être un signe de la grâce de Dieu pour lui-même et pour les autres hommes. À ces conceptions il faut relier la pratique de la conduite des affaires de la Société dans les réunions (meetings) mensuelles, trimestrielles ou annuelles, dans lesquelles réside l'autorité en matière de foi et d'administration. Tous les quakers, hommes ou femmes, y participent à égalité. Les « Anciens » n'y jouissent d'aucun pouvoir particulier, à part l'autorité morale qu'ils peuvent s'être acquise. Les décisions ne sont pas prises à la majorité des voix, mais à l'unanimité. Il s'agit d'arriver à dégager the sense of the meeting (« le sentiment de l'assemblée »), ce qui se fait soit naturellement, soit par recours à des moments de méditation silencieuse (quiet time)

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Pour citer cet article

SÉGUY, « QUAKERS  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/quakers/

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avec la Society of Friends. Elle finit par devenir membre de cette organisation en 1821 et quitte le Sud définitivement. Angelina suit sa sœur en 1829 et embrasse la foi quaker. Six ans plus tard, elle écrit une lettre d'approbation de principe à William Lloyd Garrison, que ce dernier publie dans son journal abolitionniste, The LiberatorLire la suite
HICKS EDWARD (1780-1849)

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peinture d'art. Peintre de voitures et d'enseignes dès son plus jeune âge, il rejoint le regroupement religieux des quakers et consacre pendant de nombreuses années toute son énergie à son activité de prédicateur. De son vivant, c'est pour son activité pastorale qu'il est renommé . À ses funérailles, 3 000 personnes pleurent la disparition de ce… Lire la suite
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