Dans la métrique grecque ancienne, c'est le nom du pied formé de deux brèves ; c'est donc un rythme à deux temps :

Il est synonyme de pariambe. L'iambe, le trochée (ou chorée) et le spondée :

bien qu'ayant deux valeurs métriques sont rythmiquement soit à trois temps (les deux premiers), soit à quatre temps (le dernier). Musicalement parlant, le pyrrhique provoque une accélération de la respiration ; il convient parfaitement à l'expression de l'action de la course, de mouvement inexorable. On en trouverait maints exemples dans les mouvements rapides sur une mesure à 2/4, avec une suite ininterrompue de quatre croches à la basse.
Aux ~ viie et ~ vie siècles, pyrrhique fut le nom donné à une danse guerrière, attribuée primitivement à un mythique Pyrrhicos. Sur son identité, les traditions sont multiples : a-t-il été un Curète de Crète et veilla-t-il sur Zeus enfant, ou bien fut-il Laconien ? La pyrrhique fut aussi attribuée à Pyrrhos le Roux, fils d'Achille, et qui passait pour l'éponyme de la ville de Pyrrhicos (Laconie). La danse pyrrhique simulait les phases d'un combat ; les hommes qui, seuls, l'exécutaient, portaient des armes, la lance et le bouclier, et des flambeaux, tandis que résonnaient la flûte et des chants guerriers. À Athènes, la pyrrhique faisait partie des Panathénées ; chez les Doriens, elle entrait dans les gymnopédies et les fêtes des Dioscures.
Pierre-Paul LACAS
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