Nom dérivé de penus, le « garde-manger », dont les pénates sont en quelque sorte les protecteurs. Ces divinités, toujours invoquées collectivement, garantissent au groupe familial sa subsistance, et donc sa survie. Ils apparaissent comme les dieux du foyer domestique, veillant sur le feu qui sert à faire la cuisine. Ils sont attachés en propre au groupe familial et se déplacent avec lui en cas de changement de domicile. En tant que groupe social structuré, la cité a aussi ses pénates, appelés à remplir, à son niveau, la même fonction qu'au niveau familial sur le plan privé.
Le culte domestique associe aux pénates le lare, dont le rôle est en principe différent. Le lare protège l'implantation territoriale du groupe familial ; partant, il est fixé en un point précis du sol et ne saurait en bouger. On l'honore non comme divinité protectrice de la famille, mais comme génie du lieu où elle demeure. En cas de déplacement, le lare reste immuable. La cité aussi a ses lares, et on vénère tous ceux qui veillent sur les points géographiquement importants pour la collectivité, en particulier sur les carrefours.
L'étroite association du lare et des pénates dans le culte […]
