3. Juba et la fin du royaume numide
Le royaume numide fut divisé en deux parties, confiées à des rois qui furent les dociles vassaux de Rome. L'un d'eux, Juba, qui régnait au milieu du Ier siècle sur la moitié orientale du pays, était l'ennemi personnel de César. Il prit le parti des pompéiens réfugiés en Afrique et joignit ses forces aux leurs. La déroute des républicains d'Afrique après la bataille de Thapsus (46 avant J.-C.) lui fut fatale. Il se suicida pour ne pas tomber aux mains de César, qui annexa son royaume à l'empire de Rome. Dans la partie centrale et occidentale de l'Afrique du Nord, le royaume vassal de Maurétanie devait survivre jusqu'au temps de Caligula.
C'en était fait de l'indépendance numide. Une longue œuvre de romanisation et de mise en valeur commença. Sous Tibère, Tacfarinas souleva la grande tribu numide des Musulames et, par la guérilla, tint tête à l'armée romaine de 17 à 23 après J.-C. Par la suite, la domination romaine ne rencontra pas de graves obstacles en Numidie (alors qu'elle demeura précaire en Maurétanie). La romanisation fut profonde, comme en témoignent les nombreuses ruines de villes romaines trouvées dans le pays. La fidélité au culte punique de Baal-Saturne témoigne cependant du maintien, en Numidie, des traditions religieuses pré-romaines.
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