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SCHÖFFER NICOLAS (1912-1992)

Reconnu (il était membre de l'Académie des beaux-arts) mais mal connu, Nicolas Schöffer fut avant tout un créateur d'idées.

Né à Kalocsa, en Hongrie, le 6 septembre 1912, il passa un doctorat de droit, tout en suivant les cours de l'école des Beaux-Arts de Budapest avant de s'installer à Paris en 1936. Période difficile et ignorée, Schöffer ayant détruit la production de cette époque. Les vitraux de Bourges, des projections colorées sur la tour Eiffel en 1937 marquent une carrière ponctuée de rencontres : le palais de la Découverte, et le pavillon de l'Air de Sonia et Robert Delaunay, à l'Exposition universelle de 1937, les machines de la foire de Paris en 1946 puis la lecture du livre de Norbert Wiener Cybernétique et société. À la fin de 1947, une rupture radicale, d'ordre technologique, se produit : Schöffer tente alors une « intégration dynamique et constructive de l'espace dans l'œuvre plastique », théorisée sous le nom de « spatiodynamisme » et dont les premiers résultats sont exposés en 1950, à la galerie des Deux-Îles. Dès cette époque, il s'entoure de techniciens qualifiés et collabore avec l'ingénieur Henri Perlstein à la construction d'une Horloge électrique spatiodynamique. Avec un autre ingénieur, Jacques Bureau, il érige en 1954 à Saint-Cloud une Tour spatiodynamique, cybernétique et sonore, dont la programmation musicale est réalisée par Pierre Henry ; avec un troisième, Julien Leroux, il met au point en 1959 le Musiscope : présenté en 1961 sous la direction de Pierre Boulez dans le cadre du Domaine musical, il exécute une composition de Pierre Jansen avec des projections lumineuses. La musique continuera de l'occuper, puisqu'il enregistre son premier disque, Hommage à Bartók, en 1979, et travaille sur l'ordinateur de l'I.R.C.A.M. à des Structures sonores, en 1980.

L'après-guerre rêvait d'intégrer les arts à la société. Membre du Groupe international d'architecture prospective, animé par Michel Ragon, Schöffer cherchait moins à s'adapter à l'architecture qu'à s' […]

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L'ŒIL MOTEUR. ART OPTIQUE ET CINÉTIQUE 1950-1975 (exposition)

Écrit par :  Corine PENCENAT

… technologie et cybernétique serviraient à la création d'un environnement urbain interactif. En 1956,* Nicolas Schöffer crée Cysp I. Munie d'un cerveau électronique et de capteurs audio, la sculpture d'acier aux allures de robot De Stijl est capable d'une infinité de parcours. La variable fondamentale, commune à l'ensemble des créations de… Lire la suite
OPTIQUE ET CINÉTIQUE ART

Écrit par :  Arnauld PIERRE

Dans le chapitre "Cybernétique et musique des couleurs"  : …  Nicolas* Schöffer (1912-1992), de son côté, s'est servi de ses constructions de plans dans l'espace comme de réflecteurs dont la structure prend forme d'anamorphose dans le jeu des éclats lumineux et des ombres portées (Lux I, 1957). Plus tard, les Chronos intègrent dès la conception leur propre programmation mouvante et… Lire la suite

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Bibliographie

J. Cassou, G. Habasque & J. Ménétrier, Nicolas Schöffer, Griffon, Neuchâtel, 1967 / J.-L. Prat dir., L'Art en mouvement, catal. expos., Saint-Paul-de-Vence, 1992 / É. Schöffer, N. Schöffer & J.-L. Ferrier, Surface et espace, Capitales, Galway, 1990 (bibliographie complète) / P. Sers, Entretiens avec Nicolas Schöffer, Belfond, Paris, 1971.

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