2. Une leçon de tolérance
La leçon de cette pièce, qui allie rationalisme et sensibilité à la manière du drame bourgeois, est que le devoir de l'homme n'est pas de suivre une foi aveugle qui engendre le fanatisme (à l'image du Patriarche dans la pièce), mais d'écouter la vertu, la conscience du bien qui pousse à s'interroger non sur la valeur de grands principes mais sur le bien-fondé de chaque action individuelle. Un idéal de fraternité et de tolérance qu'illustre la parabole des trois anneaux, et que résume cette maxime que Saladin adresse au Templier : « Ne sois pas chrétien au détriment d'un juif ou d'un musulman. » Il s'agit à la fois de reconnaître les différences nationales, sociales, religieuses qui divisent les hommes, et de les dépasser au nom du fonds commun de l'humanité.
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