Les mers épicontinentales sont des extensions de l'océan sur les continents, parmi les terres émergées. Au sens géophysique du terme, les continents sont des blocs d'une croûte plus légère que le manteau supérieur sur lequel elle repose, et ces blocs sont séparés les uns des autres par des espaces où n'existe qu'une croûte océanique beaucoup plus mince. Les marges des blocs continentaux sont souvent légèrement déprimées, et il est fréquent que les eaux transgressent la limite géophysique des océans, la marge continentale ainsi recouverte constituant le précontinent. Mais certaines régions du précontinent sont disposées de telle sorte que les communications hydrologiques avec l'océan sont entravées, ce qui entraîne une certaine autonomie des masses d'eau qui les occupent. Ce sont là les mers épicontinentales proprement dites ; mais ce terme est étendu par certains auteurs à l'ensemble des plateaux continentaux, y compris les mers assez largement ouvertes vers l'océan et incomplètement différenciées (« mers bordières »), qu'on négligera ici pour s'attacher spécialement aux mers à la fois épicontinentales et intracontinentales : les caractères épicontinentaux y sont le mieux développés.
Si leur faible profondeur et leurs assèchements répétés au cours du Quaternaire rapprochent les mers épicontinentales des plateaux continentaux largement ouverts sur les océans, leurs médiocres communications hydrologiques avec le large et leur imbrication dans les masses continentales leur confèrent en revanche des caractères physiques particuliers. Elles représentent d'ailleurs de plus en plus, pour l'homme, une annexe des terres émergées, un prolongement naturel des États riverains, et la source de richesses dont l'exploitation s'organise d'une façon de plus en plus rationnelle.
1. Océanographie physique
Les traits particuliers des mers épicontinentales tiennent autant à leurs communications médiocres avec l'océan qu'à leur faible profondeur (qui les distingue des méditerranées).
• Hydrologie
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