À vingt ans, Maurice Pujo fonde une revue d'art, L'Art et la Vie. L'affaire Dreyfus le jette dans la vie politique et, en 1898, il crée avec Henri Vaugeois un Comité d'action française, qui n'est d'abord qu'un banal comité à fins électorales. L'année suivante, rencontrant Maurras, ils lancent à eux trois l'Action française. Dès lors, sous l'influence de Maurras, Pujo devient royaliste. Journaliste, et, à partir de 1917, rédacteur en chef du journal L'Action française, il assume depuis 1908 la direction des Camelots du roi. En 1940, il suit l'A.F. à Lyon. Nommé co-directeur du journal, en remplacement de Léon Daudet (1943), il continue dans ses articles à exprimer tout ensemble son anglophobie viscérale et son aversion pour l'Allemagne nazie, ce qui lui vaut d'être emprisonné par la Gestapo en 1944. À la Libération il est arrêté avec Maurras et condamné en 1945 à cinq ans de prison. Libéré, il se consacre à la renaissance du mouvement et devient un des principaux collaborateurs de l'organe de presse maurassien, Aspects de la France. À sa mort, son fils Pierre lui succédera dans ses tâches.
Pierre-Robert LECLERCQ
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