Même si des marées noires avaient déjà eu lieu lors des deux conflits mondiaux, le naufrage du pétrolier libérien Torrey Canyon, le 18 mars 1967, au large de la Grande-Bretagne, allait frapper l'opinion publique. Avec plus de 77 000 tonnes d'hydrocarbures déversées dans la Manche et atteignant les côtes nord de la Bretagne, il inaugurait une longue série de marées noires (13 en France dont 10 affectant les côtes bretonnes) avec leurs images d'oiseaux englués, de milieux littoraux saccagés, de bénévoles et militaires pataugeant dans un magma noirâtre. Les suites de la marée noire de l'Amoco-Cadiz en Bretagne (1978) et de bien d'autres déversements pétroliers comme celui de l'Erika (1999) remettent en question la sécurité du trafic maritime, c'est-à-dire la prévention (double coque pour les navires, surveillance du trafic, itinéraires, etc.). Celle-ci, qui dépend d'accords internationaux, n'est pas simple à mettre en œuvre. La gestion sur le littoral de l'arrivée d'hydrocarbures relève quant à elle des autorités nationales et sur ce point l'après-Erika ne fut pas plus performant que l'après-Amoco-Cadiz.
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Marée noire : le Torrey canyon, 1967 On avait annoncé à grands cris la marée du siècle, c'est la marée noire qui est venue. La Bretagne figure aujourd'hui parmi les victimes du naufrage du Torrey Canyon. Lorsque le plan Orsec s'est déclenché, l'attaque surprise de la nappe de pétrole avait déjà porté ses coups sur les Côtes-du-Nord [Cô……
Crédits: Pathé Consulter
Jean-Pierre RAFFIN
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