Né à Lucques d'un père chanteur et contrebassiste, Boccherini est envoyé à Rome dès 1757 pour y étudier le violoncelle (instrument auquel il attachera son renom) et la musique vocale ancienne (Palestrina), dont les traces se retrouveront jusque dans son Stabat Mater de 1801. De retour dans sa ville natale, il y donne deux oratorios, Giuseppe riconosciuto et Gioa, re di Giuda. Puis il se met à voyager, jouant en duo avec le violoniste Manfredi. Il passe d'abord par Vienne, se produit en 1767 aux Concerts spirituels à Paris, où paraissent les premières éditions de ses œuvres, et arrive en 1769 à Madrid, qui deviendra sa cité d'adoption. Nommé « compositore e virtuoso di S.A.R. don Luigi, infante d'Espagna », il servira ce prince (violoniste de talent) jusqu'à la mort de celui-ci en 1785, composant pour lui une grande quantité d'œuvres de musique de chambre. En 1787, il devient « compositeur de la chambre » du roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, violoncelliste passionné, à qui il envoie régulièrement, tout en continuant à résider en Espagne, quatuors et quintettes. À la même époque, il échange avec Haydn une correspondance dont malheureusement il ne rest […]
