Vers la fin du Moyen Âge se manifeste le besoin d'un livre rendant accessible aux laïcs certains éléments du bréviaire utilisé par les prêtres. D'après ce modèle liturgique s'est développé lentement pendant le xive siècle un livre de dévotions privées qui reprend le rôle antérieur du psautier. Ces livres d'heures se sont surtout répandus en France, dans les Pays-Bas du Sud, en Angleterre et, plus tard, en Italie et en Espagne. Ils constituent une part considérable de l'ensemble des textes médiévaux conservés. Chaque chrétien désirait en posséder un ou même plusieurs, et, selon sa situation, il les faisait exécuter d'une façon somptueuse ou modeste. Malgré des variations de format et l'abondance de l'illustration, tous les livres d'heures sont composés selon un même schéma, qui souffre cependant des exceptions. Les livres d'heures commencent par un calendrier rédigé exclusivement en fonction des fêtes religieuses et des saints (on trouvera une excellente analyse des calendriers dans E. König, Das Vatikanische Stundenbuch Jean Bourdichons, Belser Facsimile Editionen, 1984, p. 32 sqq.). Suivent deux longues prières, « Obsecro te » et « O intemerata », q […]
