Né le 24 novembre 1926 à Shanghai (Chine), Lee Tsung-Dao était le fils d'un homme d'affaires. La guerre sino-japonaise de 1937-1945 lui fit quitter l'université Kweichow dans la province du Zhejiang, pour rejoindre celle de Kunming, dans le Yunnan, où il rencontra Yang Chen-Ning, dont il sera longtemps l'ami et le collaborateur. Une bourse du gouvernement chinois lui permit de terminer ses études à l'université de Chicago (États-Unis), où il soutint sa thèse sur le contenu en hydrogène des naines blanches, en 1950. Membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton (New Jersey) de 1951 à 1953, il devint bientôt, à vingt-neuf ans, le plus jeune professeur de l'université Columbia, à New York.
En 1956, les physiciens étaient en butte à une énigme surgie du dépouillement des données fournies par l'accélérateur de particules du laboratoire national de Brookhaven, près de New York : deux particules – appelées tau et thêta – semblaient avoir même masse et mêmes interactions nucléaires, mais différaient par leurs produits de désintégration. Lee et Yang proposèrent qu'elles n'étaient qu'une seule particule – maintenant notée K0 – et que l'interaction faible responsable de leur désintégration ne respectait pas la symétrie de parité. Ils en conclurent qu'il était indispensable de soumettre à vérification expérimentale le fait que « l'interaction faible distingue la droite de la gauche ». Six mois suffirent à l'équipe du National Bureau of Standards de Washington, mobilisée par la physicienne chinoise Wu Chien-Shiung, pour montrer que des noyaux radioactifs de cobalt 60 polarisés émettaient plus d'électrons dans une direction que dans la direction opposée. Confirmée rapidement par plusieurs autres groupes expérimentaux, cette violation de la symétrie miroir valut à Lee Tsung-Dao et à Yang Chen-Ning de se partager le prix Nobel de physique 1957
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Photographie
Chen-Ning Yang et Tsung-Dao Lee Les Américains d'origine chinoise Chen-Ning Yang et Tsung-Dao Lee reçoivent, en 1957, le prix Nobel de physique pour la mise en évidence de la non-conservation de la parité.
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Bernard PIRE
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