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KAWASE NAOMI (1969- )

Née le 30 mai 1969 à Nara, Kawase Naomi sort diplômée de l'école de photographie d'Ōsaka en 1989, avant d'y enseigner pendant quatre ans. Elle commence sa carrière cinématographique en réalisant de courts documentaires autobiographiques. Elle signe ainsi un premier film, Ni tsutsumarete (1992, Dans ses bras), récit de sa quête d'un père disparu, qu'elle n'a pas vu depuis sa prime enfance et le divorce de ses parents. Son deuxième documentaire, Katatsumori (1994, « Escargot »), brosse le portrait de sa grand-mère avec qui elle a grandi. Passée au long-métrage, Kawase écrit le scénario de Moe no suzaku (1997, Suzaku) et en dirige le tournage. Ce chef-d'œuvre, qui se penche sur la vie de famille dans un village nippon reculé, lui vaudra non seulement la Caméra d'or à Cannes, mais aussi le prix de la Fipresci (critique internationale) décerné lors du festival de Rotterdam.

Les œuvres de Kawase Naomi continuent à retenir l'attention de la critique. Histoire d'amour, Hotaru (2000, « Les Lucioles ») reçoit le prix de la Fipresci et celui de la C.I.C.A.E. (cinémas d'art et d'essai) durant le festival de Locarno. Après Kya ka ra ba a (2001, Dans le silence du monde), moyen-métrage mêlant fiction et réalité, décrivant ce qu'elle ressent après l'annonce de la mort de son père, la réalisatrice retourne au documentaire avec Tsuioku no dansu (2003, La Danse des souvenirs, parfois appelé Lettre d'un cerisier jaune en fleur), chronique des derniers jours de l'un de ses mentors, Nishii Kazuo, photographe et critique de cinéma atteint d'un cancer. Le long-métrage Sharasojyu (2003, Shara), centré sur la famille d'un jeune garçon qui disparaît sans laisser de trace, sera présenté en compétition officielle à Cannes en 2003. La réalisatrice tourne ensuite un documentaire, Tarachime (2006, Naissance et Maternité), dans lequel elle analyse les liens générationnels à travers l'événement de sa propre grossesse et de la naissance de son fils.

En 2007, au festival de Cannes, Kawase Naomi remporte le grand prix du jury pour Mogari no mori (La Forêt de Mogari), qui explore les thèmes de la mort, du deuil et de la mémoire, omniprésents dans nombre de ses œuvres précédentes. Le film décrit ainsi la relation entre un vieil homme hanté par le souvenir de sa femme, disparue depuis longtemps, et la jeune infirmière qui s'occupe de lui, laquelle pleure de son côté la perte d'un enfant. L'intrigue se focalise sur le voyage qu'ils entreprennent et au cours duquel ils vont partager leurs angoisses. En 2009, Kawase Naomi participe à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Elle y présente Hotaru, encore inédit en France, et se voit décerner un carrosse d'or récompensant l'ensemble de sa carrière. 

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« KAWASE NAOMI (1969- ) » est également traité dans :

SHARA (Naomi Kawase)

Écrit par :  Charles TESSON

 Suzaku, le premier film de Naomi Kawase (caméra d'or à Cannes en 1997), était centré sur la disparition du père. Shara (Sharasojyu), présenté à Cannes en 2003, évoque celle d'un enfant. Autant Suzaku, par ses longs plans fixes (le panorama, de la terrasse de la maison familiale, sur l'immensité de la nature),… Lire la suite

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