Edward Jenner (1749-1823) était médecin à Berkeley (Gloucestershire, Grande-Bretagne), lorsqu'il réalisa ce que l'on peut tenir pour la première vraie vaccination, au demeurant d'ailleurs une expérimentation sur l'homme. Il était connu des médecins musulmans que l'inoculation, à des sujets sains, de la pustule de sujets atteints de variole mais en cours de guérison protégeait les premiers contre cette maladie. Cette pratique courante en Turquie et récemment importée en Europe était efficace certes, mais dangereuse, la proportion de décès était élevée. Jenner avait observé qu'une maladie du bétail voisine de la variole, le cow-pox ou « vaccine » (du latin vacca, la vache), communicable à l'homme mais ne provoquant chez lui que des lésions cutanées bénignes, protégeait contre la maladie variolique véritable. Il inocula donc le 14 mai 1796 le jeune James Phipps avec une pustule « bovine » prélevée sur la fermière Sarah Nelmes, atteinte de cow-pox. Le jeune Phipps fut ultérieurement délibérément infecté avec des pustules varioliques et survécut à cette « expérimentation ». Il était donc protégé et la variolisation, rapidement devenue « vaccination », avait démontré son succès. Elle devait se généraliser très rapidement après la publication des résultats en 1798. Son usage est à l'origine de l'extinction de la maladie variolique (1980).
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Invention de la vaccination Le médecin chirurgien anglais Edward Jenner (1749-1823) vaccine son fils contre la variole, vers 1815. Ses recherches avaient duré vingt années avant qu'il n'osât expérimenter son vaccin sur un jeune garçon, en 1796.
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Gabriel GACHELIN
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