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IBERT JACQUES (1890-1962)

Compositeur français, profondément indépendant, dont le style est impossible à rattacher à une école précise, mais qui est constamment empreint d'aisance et d'assurance technique ; tonal, polytonal ou atonal selon que son propos le requiert, il possède un sens aigu de la justesse d'expression humoristique, souriante et pudique, sensible et tendre, subtilement dessinée. Ibert est un classique et s'opposerait en cela à Florent Schmitt, beaucoup plus romantique. Il refuse à la fois l'héritage impressionniste et la réaction trop violente des Six. Ennemi de tout système, il se caractérise par sa concision, sa justesse de ton et sa sobriété.

Élève d'André Gédalge et de P. Vidal au Conservatoire de Paris, il obtient le premier grand prix de Rome en 1919. Pendant son séjour à la Villa Médicis, il compose l'une de ses œuvres majeures, Escales (1924), un triptyque symphonique évoquant le monde méditerranéen. Il aborde l'art lyrique avec Angélique (1927), une farce en un acte sur un livret de Nino qui fait vite le tour du monde. Puis voient le jour Persée et Andromède (1929), Le Roi d'Yvetot (1930). Avec Arthur Honegger, il signe L'Aiglon (1937) et une opérette, Les Petites Cardinales (1938). Plusieurs de ses ballets connaissent aussi la notoriété, notamment Diane de Poitiers que présente Ida Rubinstein (1934) et Le Chevalier errant (1950). Dans le domaine symphonique, il faut retenir La Ballade de la Geôle de Reading, d'après Oscar Wilde (1920) ; le Concerto pour violoncelle et instruments à vent (1926) ; le Concerto pour flûte (1934) ; l'Ouverture de fête (1942) ; la Symphonie concertante, pour hautbois (1949) ; Louisville Concerto (1954) et son ultime œuvre, Bostoniana (1956-1961). Auteur de nombreuses musiques de scène, il en a parfois tiré des partitions pour le concert, comme le Divertissement, pour orchestre de chambre (à l'origine destiné au Chapeau de paille d'Italie de Labiche, 1930). Mais il doit peut-être la plus grande part de sa réussite à deux petites pièces connues de tous les instrumentistes, Entracte, pour flûte et guitare (1935) et Le Petit Âne blanc, tiré des Histoires, pour piano (1943).

Sa carrière s'est essentiellement déroulée à Rome où il fut directeur de la Villa Médicis (1937-1955). À son retour à Paris, il fut administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux (1955-1956).

Pierre-Paul LACAS

Pour citer cet article

LACAS, « IBERT JACQUES - (1890-1962)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-ibert/

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