Née à Athènes (sa date de naissance n'est pas connue), divorcée d'un mari haut placé, Iris Clert, est morte le 15 août 1986, à Cannes.
Elle se considérait comme une artiste, avec la fantaisie, les sautes d'humeur, la vitalité, l'égocentrisme lyrique, l'orgueil et la féminité qu'on leur accorde souvent. Son œuvre fut sa galerie parisienne – d'abord rue des Beaux-Arts, puis rue du Faubourg-Saint-Honoré – et son art celui du lancement d'artistes novateurs : Tinguely, Klein, Brô, Stevenson... Car elle aimait non seulement l'art, mais l'aventure et la fête comme elle l'a raconté dans son « Journal », Iris Time. Ses plus belles trouvailles relèvent d'un art de la mise en scène sociale. Le vernissage des Monochromies bleues d'Yves Klein (1956) avait attiré dans un local de 20 m2, rue des Beaux-Arts, trois mille personnes. Elle a raconté sa vie dans six cassettes intitulées Iris Time and Life. Son amitié avec Klein (qu'elle traita de naïf et de fasciste, après leur brouille) fut, dit-elle un « lien de jalousie entre deux artistes ». Quarante et un peintres ont fait son portrait pour lancer sa galerie de la Rive droite. Grâce à elle, Tinguely a […]
