De tout temps, on a distingué deux grandes catégories de combattants : d'un côté, les fantassins qui se déplacent et combattent à pied, de l'autre, les cavaliers qui se déplacent et combattent à cheval ou en véhicule. Malgré ces différences, les uns et les autres composent ce qu'on appelle les troupes de mêlée, c'est-à-dire celles où l'on combat à courte distance, en voyant son propre adversaire et où l'on en arrive finalement au corps à corps, ces caractéristiques les opposant aux autres troupes dites d'appui qui, sans doute, participent à la lutte mais de plus loin et de façon moins permanente.
Quoi qu'il en soit, à notre époque où les combats durent sans interruption parce que les armées en guerre sont constamment face à face, c'est essentiellement à l'infanterie qu'il incombe de garder le contact de tous les jours, par patrouilles et embuscades, de protéger les chars à plus ou moins grande distance et de mener le combat dans toutes les régions impropres aux unités blindées : les localités, les bois et les bocages. Aussi, même si le rôle de décision aux très hauts échelons revient très souvent aux chars et à l'aviation, même si numériquement l'infanterie n'a plus l'importance qu'elle avait autrefois, elle continue à tenir un rôle éminent dans tous les combats, où elle subit toujours les mêmes fatigues, les mêmes tensions morales, les mêmes pertes, souvent sévères ; les modifications qui ont pu survenir proviennent surtout des progrès réalisés dans l'armement.
1. La « reine des batailles »
Dès les plus anciennes périodes de l'Égypte et de la Mésopotamie, les fantassins ont constitué l'élément principal du combat.
Dans la plupart des cas, ils s'aggloméraient en puissants carrés de plusieurs centaines d'hommes, formant ainsi l'infanterie lourde. Armés de piques ou de pointes, protégés par leurs boucliers, pressés les uns contre les autres, ils agissaient par leur masse.
Il existait, cependant, d'autres types de fantassins, ceux de l'infanterie légère. Dotés d'arcs, de frondes ou […]
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