Situées au contact de l'arc des Petites Antilles et de la chaîne des Grandes Antilles, les îles Vierges commandent les passages nord-est de la mer des Antilles. On distingue les îles Vierges britanniques (British Virgin Islands), qui ont le statut de « colonie de la Couronne », et les îles Vierges américaines (U.S. Virgin Island), dont l'organisation politique et administrative est, depuis 1970, du même type que celle d'un État de la fédération. Les îles Vierges britanniques, au nombre d'une soixantaine dont une quinzaine habitées, comprennent : Anegada (39 km2) ; Virgin Gorda (21 km2) ; Tortola (51 km2, 18 000 hab.), où se trouve la capitale Road Town (9 400 hab.) ; Jost Van Dyke (7 km2) ; diverses autres petites îles ; en tout, 158 km2 et 22 000 habitants en 2005. L'agriculture y est profondément dégradée ; les îles vivent surtout du tourisme, qui représente 4,5 p. 100 du revenu domestique, et des services financiers.
Les îles Vierges américaines comprennent : Sainte-Croix (217 km2) ; Saint John (51 km2) ; Saint Thomas (82 km2, 51 200 hab. au recensement de 2001), où se trouve la capitale Charlotte Amalie (18 200 hab.). Au total, en 2007, 350 km2 et 108 500 habitants. En raison des bases militaires implantées à Sainte-Croix et à Saint Thomas, les îles bénéficient d'investissements importants de la part des autorités fédérales. Celles-ci se sont efforcées d'y maintenir l'agriculture (rhum, fruits, légumes) et l'élevage, en les modernisant, et d'y introduire, grâce à une législation fiscale libérale, des industries différenciées (assemblage de divers produits et même industries lourdes à Sainte-Croix avec notamment la raffinerie de pétrole de Hovensa). Mais les îles sont avant tout devenues l'un des centres touristiques les plus fréquentés des Antilles. Le tourisme est d'ailleurs une des principales activités des îles.
Jean-Claude GIACOTTINO
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