Bien que né en Chalcédoine, Hérophile passa sa vie à Alexandrie, alors au sommet de l'épanouissement artistique et scientifique que suscitèrent les Ptolémées, après la mort d'Alexandre le Grand, en encourageant la fusion des cultures grecque et orientale. Il étudia la médecine avec Praxagoras de Cos (le premier anatomiste qui différencia les veines des artères). Hérophile approfondit ces recherches au point d'effleurer la découverte de la circulation du sang, telle que la publia Harvey en 1628. Dans son Traité du pouls, il démontra le rôle du cœur dans les pulsations et compara celles-ci à la respiration ; il décrivit également le pouls « bondissant ».
Il semble qu'il soit le premier à avoir disséqué des cadavres en public, et les connaissances qu'il en tira ont permis à ses détracteurs, tel Celse, de l'accuser de vivisection. Il étudia particulièrement le cerveau, dont il donna la première description anatomique, le séparant du cervelet ; il en découvrit le quatrième ventricule, le calamus scriptorius et le torcular, décrivit les méninges, les sinus veineux, les plexus choroïdes, les nerfs rachidiens. Il fut célèbre aussi comme gynécologue, guér […]
