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HAGANAH

Attentat en Palestine, 1947

Un des termes clefs du sionisme « pratique » (à distinguer du « spirituel »), le mot hébreu haganah (« défense », « protection ») désigne une attitude et un programme qui viennent après l'immigration (aliyah) et l'implantation sur le sol (hityashvout). La volonté et la capacité de se défendre devaient distinguer le « nouveau Juif » sioniste de son ancêtre qui, riche ou pauvre, subissait partout la condition d'assujetti, de protégé. Les noms, déjà légendaires, de Bar-Cuiyora (1907) et de Hashomer (1909), associations de défense des jeunes immigrés russes fondateurs des premières colonies, furent supplantés par celui de Haganah après les événements (me'ora'ot) de 1920 (destruction de Tel-Hai en Galilée et « pogrom » à Jérusalem), de 1921 (37 morts, 300 blessés à Jaffa et ailleurs). Pendant les « événements » de 1929 (massacre de la communauté de Hébron) et la révolte des années 1936-1939, qui fit des milliers de victimes dans les trois camps (juif, arabe, anglais), la Haganah, semi-officielle, possède déjà une infrastructure : elle dispose de caches d'armes et de groupes d'hommes entraînés dans chaque localité, ainsi que d'un commandement central possédant des unités de réserve qu'il peut rapidement mobiliser pour les envoyer aux points exposés. Vers la fin de cette révolte, alors que la Seconde Guerre mondiale paraît proche, une certaine coopération s'établit entre la Haganah et l'administration anglaise. Le droit à l'autodéfense est légalement reconnu ; 15 000 volontaires juifs sont enrôlés dans une milice (Notrim) financée moitié par le gouvernement, moitié par l'Agence juive. Wingate, officier anglais sympathisant (surnommé Lawrence de Judée), forme et entraîne les S.N.S. (Special Night Sections), qui constitueront le noyau du futur Palmakh. La discipline, la maturité et la force morale de la Haganah se manifestent alors dans le maintien de la tactique dite de havlagah (non-riposte, contrôle de soi) et imposée par les « organismes nationaux » civils : le Va'ad Le'oumi (Con […]

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ALLON YIGAL (1918-1980)

Écrit par :  Universalis

…  à 'Afula (Israël). Yigal Allon, de son vrai nom Feikowitch, est l'un des premiers chefs du Palmakh,* commando de la Haganah (organisation militaire sioniste représentant la majorité des juifs de Palestine après la Première Guerre mondiale). Il organise l'immigration clandestine des juifs d'Europe vers la Palestine, placée sous mandat britannique… Lire la suite
DAYAN MOSHÉ (1915-1981)

Écrit par :  Amnon KAPELIOUK

…  et de Tel-Aviv, sans obtenir aucun diplôme. Très tôt, il est attiré par la carrière des armes. *À quatorze ans, il fait partie de la Haganah, l'armée clandestine juive en Palestine. Au cours des émeutes des Palestiniens contre les Anglais et les Juifs (1936-1939), il rencontre le capitaine britannique Charles Orde Wingate dont il adopte les… Lire la suite
HERZOG HAÏM (1918-1997)

Écrit par :  Universalis

…  à Dublin avant d'émigrer en Palestine avec sa famille en 1935. L'année suivante, il s'engage dans *la Haganah, force armée de protection des juifs émigrés en Palestine. Herzog retourne ensuite au Royaume-Uni pour étudier le droit à l'université de Londres et sert dans l'armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1947, il retourne à… Lire la suite
IRGOUN

Écrit par :  Abraham TSITRONE

… *Organisation nationaliste juive, l'Irgoun tsva'i l'oumi (Organisation militaire nationale) a été fondée en 1931 par Abraham Tehomi. Formé par des éléments issus de l'union des Birionim des années 1920, le premier mouvement sioniste « dissident » recrute ses troupes parmi les membres du Bétar, mouvement de jeunesse du Parti révisionniste, opposé au… Lire la suite
ISRAËL

Écrit par :  Marcel BAZINClaude KLEINFrançois LAFONLily PERLEMUTER

Dans le chapitre "Le mandat britannique"  : …  une petite industrie et sur l'agriculture. Le Ychouv s'est doté d'une armée semi-clandestine (la *Haganah) à laquelle il faut ajouter le groupe Etzel (Irgoun) de la droite révisionniste (duquel se détachera plus tard le groupe Stern, également connu sous le nom de Lehi, acronyme hébraïque pour « combattants de la liberté d'Israël »). Par ailleurs… Lire la suite
JABOTINSKY VLADIMIR (1880-1940)

Écrit par :  Universalis

… soldats juifs pour combattre. En 1920, Jabotinsky organise et dirige un mouvement juif d'autodéfense* (la Haganah) qui vise les Arabes de Palestine. Les Britanniques, qui exercent alors un protectorat sur la région, le condamnent à quinze années de travaux forcés, mais leur décision déclenche un tel tollé qu'ils lui accordent bientôt un sursis. Dans… Lire la suite
KOLLEK TEDDY (1911-2007)

Écrit par :  Universalis

…  des jeunes gens originaires d'Allemagne et de pays occupés pendant la Seconde Guerre mondiale.* Teddy Kollek est membre de la section politique de l'Agence juive, étroitement liée à la Haganah, groupe d'autodéfense juif, et est émissaire auprès des mouvements juifs clandestins d'Europe en 1942. Au lendemain de la guerre, il se rend aux États-… Lire la suite
SIONISME

Écrit par :  Alain DIECKHOFF

Dans le chapitre "L'infrastructure interne du Yichouv"  : …  qui auront un rôle déterminant dans l'émergence d'une société juive homogène. En 1947, la *Haganah avait quarante-cinq mille hommes répartis dans la police surnuméraire (sous contrôle des autorités mandataires), les brigades de jeunes, les unités de garde, l'infanterie et, surtout, le Palmakh, l'unité d'élite des kibboutzim. Cette armée… Lire la suite
WINGATE ORDE CHARLES (1903-1944)

Écrit par :  Jean DELMAS

… *Le moins conventionnel des généraux britanniques de la Seconde Guerre mondiale : « Je ne pourrai jamais faire carrière dans l'armée dans des circonstances normales », avouait-il. Son supérieur, le général Wavell, commandant des troupes britanniques au Moyen-Orient, le comprend, qui lui confie toujours des missions exceptionnelles : après la révolte… Lire la suite

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Attentat en Palestine, 1947

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