Capitale du Land de Styrie et deuxième ville autrichienne, Graz bénéficie d'une situation très favorable, au croisement de la vallée alpine de la Mur et de la route de rocade qui longe le pied oriental de la chaîne. Elle est établie dans le Grazer Bucht, bassin sédimentaire fertile et abrité (— 2,2 0C en janvier ; 19,4 0C en juillet ; 902 mm annuels de pluies, à maximum d'été), largement ouvert, à l'est, sur la plaine pannonique. Elle est encadrée par la retombée, en gradins, des reliefs alpins, très boisés, qui accidentent le site de leurs éléments avancés. À l'ouest, les pentes raides du Plabutsch (763 m) ont limité l'extension urbaine. À l'est, par contre, la cité a trouvé une ample assiette dans les vallonnement tertiaires, entaillés de petites vallées. La Mur est l'axe central de l'agglomération. Elle est bordée de terrasses sur lesquelles ont pu s'établir commodément les voies de circulation. Sur la rive gauche, le piton dolomitique du Schlossberg (473 m) a fixé le premier établissement humain à l'époque romaine. Après la conquête germanique, le Hradec (château) slave devient, dès 1129, Grätz (forteresse) bavarois, bastion contre les Slaves ; ce Grätz donne son nom à la petite bourgade. Embellie de monuments médiévaux, mais surtout d'édifices de la Renaissance et du baroque, elle assume une double fonction. C'est un marché d'échanges qui redistribue, vers le monde alpin, les produits venus d'Italie et, par Trieste, de l'Orient ; c'est aussi une formidable place forte qui couvre la frontière sud-orientale contre les Turcs. Entre 1784 et 1809, les remparts sont démantelés et, au xixe siècle, la vieille ville, serrée entre la Mur et le Schlossberg, se desserre en quartiers neufs, aux vastes places et aux rues rectilignes. Nœud ferroviaire et routier, siège d'institutions culturelles, dont la célèbre université fondée en 1588, centre de tourisme et de séjour, Graz, typiquement allemande dans son architecture, se développe surtout après sa jonction par le rail avec Vienne et Trieste (1854) et Budapest (1873), et s'indu […]
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