Quand, en 1250, disparaît l'empereur germanique Frédéric II de Hohenstaufen, il laisse deux fils, Manfred et Conrad, pour hériter de l'Empire et de son royaume sicilien. Le pouvoir des Hohenstaufen sort amoindri de la lutte qu'ils ont soutenue contre la papauté : Guillaume de Hollande est proclamé anti-roi (1248) et, en Sicile, Charles d'Anjou sera couronné roi par le pape en 1266. Conrad IV meurt en 1254, alors que son fils a deux ans, et les luttes intestines déchirent l'Allemagne où il n'existe plus aucun pouvoir central. En 1257, les électeurs divisés désignent les uns un beau-frère de Frédéric II, Richard de Cornouailles, frère de Henri III d'Angleterre, les autres Alphonse X de Castille, dont le grand-père était Philippe de Souabe. Chacun des deux vise l'Italie en se faisant élire roi de Germanie. Le premier est lié à la papauté, le second aux gibelins, le parti impérial en Italie, mais le pape n'accepte aucun d'eux. Les Anglais renoncent à conquérir la Sicile, où le frère du roi de France, Charles d'Anjou, reprend les prétentions de Richard de Cornouailles. Celui-ci meurt en 1272, après avoir pu se maintenir quelques mois dans la basse vallée du Rhin où le soutenait l'arc […]
