Né à Airolo dans le haut Tessin, Giuseppe Motta fait des études de droit à Fribourg, à Munich et à Heidelberg, puis ouvre un cabinet d'avocat. Il inaugure, à vingt-quatre ans, sa carrière politique cantonale comme élu du parti catholique-conservateur au Grand Conseil puis, sur le plan fédéral, de 1899 à 1911, au Conseil national. Le 24 décembre 1911, il entre au Conseil fédéral et il va y demeurer pendant vingt-huit ans. À cinq reprises, premier Tessinois à exercer cette magistrature, il présidera la Confédération helvétique, entre 1915 et 1937. Titulaire du département des Finances et Douanes, il passe, en 1920, au département politique (Affaires étrangères) qu'il dirige pendant vingt ans, jusqu'à sa mort. Orateur chaleureux, aussi bien dans sa langue maternelle qu'en français ou en allemand, Motta est un humaniste chrétien, pour qui la politique doit se conformer à la morale et au droit des gens. Il assume la responsabilité de la politique extérieure helvétique dans un moment délicat. Le pays, qui a décidé, en 1919, le principe de son adhésion à la Société des Nations, doit satisfaire des exigences nouvelles, dans un monde bouleversé par la guerre. Idéaliste, Motta a, tout à l […]
