Simple très populaire, déjà prescrite en cholagogue dans l'Antiquité, la fumeterre (Fumaria officinalis L. ; fumariacées) renferme un alcaloïde, la fumarine, et un acide, dit acide fumarique, associés à du tanin, à des sucres, à des sels de potassium. La fumarine est toxique et curarisante à haute dose, stimulante à très faible dose. La plante, employée entière sans la racine, est une dépurative de valeur, également diurétique et tonique. Sa cure provoque, pendant les huit ou dix premiers jours, une augmentation sensible du nombre des globules rouges, nombre qui régresse ensuite, tandis qu'il se produit une baisse du tonus général. Il est donc nécessaire, dans l'usage tonique-dépuratif, d'alterner cures de huit jours et périodes de repos de dix jours. Elle s'indique utilement dans les insuffisances digestive et hépatique, l'ictère, les engorgements des glandes abdominales, les états scrofuleux, l'aménorrhée, la dysménorrhée. L'infusion (50 g/l) est fort amère et s'emploie à la dose de 2 ou 3 tasses par jour ; à dose plus forte, la fumeterre est calmante, hyposthénisante, et s'indique dans l'artériosclérose (suc frais : 100 à 150 g par jour). Dans l'usage externe, la déc […]
