Papavéracée toxique, la chélidoine fraîche contient 1 % d'alcaloïdes (le plus important est la chélidonine) associés à des acides organiques, à une essence aromatique peu abondante et à un pigment jaune, la chélidoxanthine. Les alcaloïdes ont une action dépressive sur le système nerveux central, puis narcotique. Ils sont, par ailleurs, puissamment bactéricides. L'ingestion du suc non dilué ou de toute préparation médicinale de plante fraîche à dose excessive entraîne des accidents nerveux et de graves irritations viscérales.
La « médecine des signatures », thérapeutique analogique, voyait dans le suc jaune de la chélidoine, rappelant la bile, la preuve formelle d'une spécificité dans les affections hépatiques. Cette indication d'origine paramagique est bien fondée. Cholagogue, antispasmodique, bonne sédative des voies biliaires, la plante est indiquée, dans diverses affections hépatiques (ictère, lithiase biliaire, cholécystite, hépatite chronique, cirrhose du foie), en décoction de feuilles séchées : 15 à 30 grammes (dose maximale) par litre d'eau ; deux à trois tasses par jour, avant les repas. La chélidoine est aussi diurétique, dépurative (hydropisie, gravell […]
