Minéral auquel le géologue français Louis Cordier donna son nom, connu aussi sous les termes d'iolite (roche violette) ou de dichroïte (roche bicolore). Longtemps classée parmi les cyclosilicates, la cordiérite est classée parmi les tectosilicates depuis que des études cristallographiques fines ont montré que tout l'aluminium est en position tétracoordonnée, en substitution de la silice. Le système de symétrie est orthorhombique, les cordiérites de haute température étant plus proches du système hexagonal que celles de basse température. Le passage d'une forme à l'autre se fait par simple chauffage progressif.
La formule chimique générale s'écrit donc [Si5Al4O18](Fe,Mg)2. La variété la plus fréquente est surtout magnésienne, mais il en existe d'entièrement ferreuses, tandis que du calcium, du sodium et du manganèse peuvent y être décelés en faibles proportions.
Les beaux cristaux de cordiérite sont rares, ils se présentent sous la forme de prismes courts, pseudo-hexagonaux, à faces striées longitudinalement. Le plus fréquemment, le minéral se trouve en masses compactes ou en grains de couleur bleue, devenant verdâtre, puis […]
