Lors de la phonation, lorsque l'air expiratoire sortant des poumons rencontre un obstacle qui l'empêche de s'échapper par la bouche, il y a une occlusion qui se manifeste par un silence. Lorsque cet obstacle se relâche brusquement, l'air qui se trouvait comprimé derrière lui s'échappe avec un bruit d'explosion qui sera différent selon l'endroit où a eu lieu l'occlusion (ce qui permet de distinguer différents sons). On dit qu'il s'agit d'une consonne occlusive (ou interrompue, ou plosive, ou instantanée, car l'explosion est brève et le bruit créé ne peut être prolongé comme dans le cas des fricatives, ou continues). Une consonne occlusive se caractérise donc par un silence pendant le temps où l'obstacle est maintenu (on parle de tenue de la consonne), suivi d'une explosion brève.
L'occlusion la plus antérieure est celle qui est provoquée par la fermeture des deux lèvres (consonne occlusive bilabiale [p] ou [b]) ; la plus postérieure est celle qui est provoquée par l'accolement des deux cordes vocales, c'est-à-dire la fermeture brusque de la glotte (consonne occlusive glottale ou coup de glotte, transcrit ?). Entre ces deux positions extrêmes, il y a une infinité de possibil […]
