Pour sortir de la crise une Église qui a trois papes, l'empereur allemand Sigismond impose au pape Jean XXIII de convoquer à Constance un concile qui s'ouvre le 5 novembre 1414. C'est le seizième concile général ou œcuménique. Le vote se fera par « nations », allemande, française, anglaise et italienne, la cinquième voix étant donnée au collège des cardinaux. Évêques et abbés sont minoritaires face aux mandataires des absents et aux corporations ecclésiastiques (universités, chapitres...). Malgré la fuite de Jean XXIII, le concile décide de se maintenir en affirmant par le décret Sacrosancta qu'il tient son pouvoir directement du Christ pour la réforme de l'Église. Jean XXIII (Pise) et Benoît XIII (Avignon) sont déposés tandis que Grégoire XII (Rome) démissionne. Le concile réalise son unité en condamnant Jean Hus au bûcher (6 juillet 1415). Après avoir décidé que l'Église serait désormais dirigée par des conciles périodiques, des représentants des « nations » et les cardinaux, élisent le pape Martin V (11 novembre 1417). Les projets de réforme de l'Église demeurent sans aucun effet quand le concile se dissout le 22 avril 1418.
Photographie
Sigismond, empereur germanique Sigismond rendant justice. Élu empereur germanique en 1411, il exerça une influence déterminante sur le concile général de Constance réuni à son instigation en 1414. Enluminure tirée de la Chronique officielle de Berne de Diebold Schilling le Vieux, 1483. Bibliothèque de la bourgeoisie de Berne.…
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Jean-Urbain COMBY
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