6. Limites et perspectives
La complexité et le coût des activateurs, ainsi que les problèmes de leur utilisation dans les procédés modernes de polymérisation ont freiné le développement des métallocènes. En 2000, la production mondiale de polyoléfines par catalyse métallocène a été importante, de l'ordre du million de tonnes, mais ce chiffre ne représente que 2 p. 100 de la production totale de polyoléfines. La croissance de cette part de marché est rapide. Un autre avantage est la possibilité de produire des polymères complètement nouveaux par leur structure ou leurs propriétés. Par exemple, les copolymères de cyclooléfines et d'oléfines présentent des applications de verre synthétique. Le polystyrène syndiotactique est un thermoplastique fondant à plus de 250 0C. En appliquant la même démarche d'activation à des composés non métallocènes, on a créé, au cours des années 1990, de nouveaux complexes, de fer et de nickel en particulier, qui sont capables de polymériser l'éthylène. Certains de ces catalyseurs polymérisent en présence d'eau, ce qui a ouvert la voie à la préparation de latex, c'est-à-dire d'émulsions stables de particules de polyoléfines. On peut aussi copolymériser des monomères porteurs de fonctions polaires, ce qui est impossible à obtenir par catalyse conventionnelle. Cela donne accès à des propriétés comme l'adhésion ou la teinture qui ne peuvent être obtenues actuellement que par des traitements coûteux de polymères finis.
Les métallocènes préfigurent donc les catalyseurs de l'avenir. Ils ont marqué l'entrée de la chimie moderne dans la catalyse de polymérisation.
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