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ZUCKMAYER CARL (1896-1977)

Dramaturge et essayiste allemand très populaire, Zuckmayer est né à Nackenheim (Rhénanie). Il fut officier au cours de la Première Guerre mondiale. Après des études scientifiques, faites à Mayence, et après avoir servi pendant quatre ans dans l'armée allemande lors de la Première Guerre mondiale, il s'oriente vers la littérature, collabore à la revue expressionniste Die Aktion, obtient le prix Georg Büchner en 1928. Exilé par le régime nazi, il reste aux États-Unis jusqu'à la fin de la guerre.

Après les pièces de style populaire comme Schinderhannes (1927), Le Paysan du Taunus (Der Bauer aus dem Taunus, 1927), Katharina Knie (1928), Le Capitaine de Köpenick (Der Hauptmann von Köpenick, 1931) donne un aperçu de la République de Weimar avant la montée du fascisme. Le point de départ du roman est un fait historique de l'Allemagne wilhelmienne. Zuckmayer y dénonce les méfaits des méthodes prussiennes : l'obéissance aveugle, la bureaucratie, le prestige de l'uniforme, qui tuent la liberté de pensée. Mais cet écrivain antifasciste doit surtout sa renommée à deux pièces sur le national-socialisme et sur la guerre.

Dans Le Général du diable (Des Teufels General, 1946), les problèmes moraux que pose le IIIe Reich sont abordés à travers le personnage d'un général de l'aviation : Harras, après avoir été un hitlérien convaincu, reconnaît son erreur et choisit de se suicider. Pièce riche de qualités plastiques, que Zuckmayer écrit en exil. La seconde est un drame en prose, Le Chant dans la fournaise (Der Gesang in Feuerofen, 1950) : un collaborateur, Louis Creveaux, comparaît le soir de Noël, dans un village de Savoie, devant le tribunal de ses trente-six victimes, des résistants brûlés vifs sur sa dénonciation. Dans cette pièce, où l'auteur renonce au réalisme, l'action et les personnages prennent valeur de symboles : les Allemands et les Français portent les mêmes prénoms, des personnages allégoriques (Père Vent, Mère Glace, Frère Brouillard, etc.) se mêlent aux acteurs. Carl Zuckmayer a également publié par la suite La Lumière froide (Das Kalte Licht, 1955), La Vie d'Horace A. W. Tabu (Das Lebens des Horace A. W. Tabu, 1964), Le Charmeur de rats (Der Rattefänger, 1975).

Marie-Claude DESHAYES

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Écrit par :  Philippe IVERNEL

Dans le chapitre "L'après-guerre"  : …  Deux exceptions se remarquent d'autant plus : Le Général du diable (1946), de l'émigré *Carl Zuckmayer – où la figure d'un haut militaire saboteur de l'armement hitlérien prête à tous les débats de conscience que suscite la rupture avec le patriotisme ordinaire – et Dehors devant la porte (1947) de Wolfgang Borchert : la… Lire la suite

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