Résistant communiste. Issu d'une famille juive qui s'installe en Bessarabie (roumaine à partir de 1917), Boris Holban (Bruhman de son vrai nom) adhère en 1930 au Parti communiste roumain clandestin. Après plusieurs emprisonnements, déchu de sa nationalité, il arrive en France en 1938 et s'engage comme volontaire étranger dans l'armée française. Il est à la tête des F.T.P.-M.O.I. (Francs-tireurs et partisans-Main-d'œuvre immigrée) parisiens de juin 1942 à juillet 1943 (il est alors remplacé par Missak Manoukian, jusqu'à l'arrestation de celui-ci), puis de novembre 1943 à août 1944, et mène de nombreuses actions contre les Allemands. En 1945, il retourne en Roumanie où il est nommé général, avant d'être victime des purges antisémites. Revenu en France en 1984, il n'obtient que dix ans plus tard la nationalité française, ainsi que la Légion d'honneur. Il publie ses Mémoires (Testament, 1989) pour dénier sa responsabilité dans l'arrestation, puis l'exécution par les Allemands, en février 1944, de combattants F.T.P.-M.O.I. (représentés par la propagande sur « L'Affiche rouge »).
Universalis
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