Parfois confondue par erreur avec Hadewijch d'Anvers et connue par l'hostilité dont le mystique Jan Ruysbroeck fit montre à son égard, Bloemardinne passe pour avoir propagé les idées du Libre-Esprit à Bruxelles, dans la première moitié du xive siècle.
Fille de l'échevin Wilhelmus Bloemart, Heilwige Bloemardinne est née sans doute entre 1260 et 1280. Son acte de décès porte la date du 23 août 1335. On sait par Henri Pomerius, auteur d'une Vie de Jan Ruysbroeck, qu'elle jouissait à Bruxelles d'une grande réputation auprès du peuple et de l'aristocratie. « Elle avait, selon lui, beaucoup écrit sur l'esprit de liberté et sur le très infâme amour charnel, qu'elle appelait amour séraphique. » Rien n'a subsisté de ses œuvres, mais, d'après les reproches de Ruysbroeck, il est permis d'inférer que son enseignement s'apparente aux thèses développées par Marguerite Porète dans son Miroir des simples âmes.
