Compositeur franco-flamand, le plus célèbre représentant de l'école bourguignonne ; ses chansons polyphoniques profanes, dont 55 sont connues, figurent parmi les plus belles du genre. Il écrivit aussi de nombreuses pages de musique religieuse. Il fut soldat, mais d'« honorable mondanité », comme nous l'apprend la Déploration sur la mort de Binchois, composée et peut-être aussi écrite par Ockeghem ; ensuite, il fut ordonné prêtre. En 1424, on le trouve à Paris, au service de William de la Pole (d'abord comte, puis duc de Suffolk) qu'il suivit en Hainaut en 1425, et peut-être en Angleterre. Il entra, vers 1430, à la chapelle de Philippe le Bon de Bourgogne (lui-même harpiste amateur), où il resta jusqu'à sa mort, en devenant finalement second chapelain et chantre. En 1437, il fut nommé chanoine de Mons, Soignies et Cassel. L'opinion émise par Martin Le Franc (Le Champion des dames, 1440), selon laquelle Dufay et Binchois prirent Dunstable pour modèle, vaut à la fois pour la musique sacrée et la musique profane de Binchois ; celui-ci cultiva le rythme aimable et subtil, la mélodie fraîche et gracieuse (il fut surnommé « père de joyeuseté » par l'auteur de la D […]
